Lundi 29 juin 2009

 

:wave: Mardi 16 juin 2009

:wave: Alors que le projet de loi "Hôpitaux, patients, santé et territoires" est actuellement examinée par une commission mixte paritaire, plusieurs associations soulignent les contradictions de ce texte concernant la lutte contre l'alcoolisme chez les jeunes. Dans leur ligne de mire : l'autorisation de la publicité de l'alcool sur Internet.

:wave: Retouché par les Sénateurs, le texte de la loi HPST ou loi Bachelot prévoit ainsi l'interdiction des "open bars" et de la vente d'alcool chez les moins de 18 ans. A l'inverse, la publicité de l'alcool sur Internet est autorisée (à l'exception des sites dédiés à la jeunesse, au sport et aux activités physiques). Soulignant cette incohérence, 14 associations et 9 personnalités rappellent que selon un sondage de l'Association nationale de prévention en alcoologie et en alcoologie (ANPAA), 8 Français sur 10 seraient contre cette autorisation. Dénonçant une "manipulation par l'industrie de l'alcool", ils déclarent ainsi dans une lettre ouverte : "Conscients de notre responsabilité à l'égard des plus fragiles d'entre nous, en particulier les jeunes, nous prenons acte de cette mesure dont nous ne tarderons malheureusement pas à enregistrer les effets néfastes. Nous nous engageons à suivre les conséquences dramatiques et prévisibles de ces dispositions législatives et à les porter à la connaissance du public".

:wave: A l'inverse, les viticulteurs se félicitent de cette décision. Selon Nicolas Martiquet, fondateur du comparateur de goûts Eccevino.com, "Il faut savoir qu'internet est un media extrêmement ciblé (...) Il est donc beaucoup plus facile d'éviter les jeunes, par exemple, dans une campagne sur internet que dans une campagne d'affichage, dans la rue ou dans le métro".
Rappelons que 57 % des jeunes de 16 ans, âge où se construit la personnalité, ont un accès quotidien à Internet...

:wave: Les signataires de la lettre ouverte
=> Pr Gérard DUBOIS, porte-parole de la Conférence - Association Avenir Santé France - Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie - Association nationale des intervenants en toxicomanie et addictologie - Automobile club médical de France - Comité national de liaison des régies de quartier - Fédération des acteurs de l'alcoologie et de l'addictologie - Fédération française d'addictologie - La mutuelle des étudiants - Ligue contre la violence routière - Ligue nationale contre le cancer - Société française de santé publique - Union française pour la santé bucco-dentaire - Union nationale des associations familiales - Union nationale des mutuelles étudiantes régionales & Dr Philippe Batel - Mr Yves Bur, Député - Mr Claude Evin, Ancien Ministre - Pr Claude Got - Mr Jean-Marie Le Guen, Député - Pr Roger Nordmann - Mme Anne-Marie Payet, Sénatrice - Pr Maurice Tubiana

:wave: Sources :
=> Communiqué de l'ANPAA - juin 2009
=> Communiqué de Eccevino - juin 2009

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Lundi 22 juin 2009

L'essentiel sur le don du sang

:wave: Vieillissement de la population, accroissement des prescriptions... Chaque année, 500 000 personnes ont besoin de produits sanguins labiles, pour des interventions chirurgicales, le traitement de maladies hématologiques mais aussi des cancers ou des accouchements. Le don du sang est indispensable et irremplaçable pour sauver des vies.

:wave: Pas moins de 500 000 malades sont soignés par les médicaments dérivés du sang chaque année en France. Pour les aider, une seule action : donner son sang.

:crazy: Qui peut donner son sang :?:
=> Toutes les personnes âgées de 18 à 65 ans peuvent donner leur sang. Il suffit d'être en bonne santé et de ne pas avoir été dans une situation considérée comme à risques (voyages dans certains pays étrangers, rapports sexuels non protégés...) dans les mois précédant le don. Les soins dentaires et la prise de certains médicaments peuvent entraîner une contre-indication temporaire au don de sang. Le don de sang s'effectue exclusivement dans des sites fixes de l'Etablissement Français du Sang ou lors de collectes mobiles organisées dans les entreprises, les communes, les administrations et les universités de toutes les régions. Sur le site www.dondusang.net, vous découvrirez la localisation précise des lieux de collectes (173 sites fixes, près de 39 000 collectes mobiles) via la rubrique « Où donner ?». De plus, l'internaute a désormais la possibilité de sélectionner jusqu'à 4 lieux afin d'être tenu au courant par courriel des collectes à venir.

:wave: Les candidats au don peuvent également s'informer par téléphone (numéro Azur 0810 150 150).

:wave: Donner son sang, c'est simple et rapide :!:
Quel que soit le lieu de la collecte (collecte mobile ou site fixe), le don de sang se déroule en quatre étapes selon l'arrêté ministériel du 10 septembre 2003 qui définit les bonnes pratiques transfusionnelles :

:wave: L'inscription administrative
=> Cette première étape permet de recueillir les renseignements nécessaires pour constituer le dossier du donneur. Celui-ci doit se munir d'un document mentionnant son identité.

:wave: L'entretien médical
:crazy: Confidentiel et couvert par le secret médical, l'entretien médical préalable constitue une des étapes capitales du processus de don de sang (ou de la sécurité transfusionnelle).

:wave: Donner son sang ne présente aucun risque si le donneur est reconnu apte au don. Par ses questions, le médecin cherche ainsi à déceler tous les éléments qui pourraient compromettre la santé du donneur (par exemple l'hypertension artérielle) et celle du receveur (risques de transmission d'une maladie infectieuse).

:wave: Ne pas mentionner une information sur son état de santé, son mode de vie ou ses pratiques sexuelles revient immanquablement à risquer de mettre en péril sa santé mais aussi et surtout la santé du malade qui recevra le sang.

:wave: Le prélèvement
=> À l'issue du contrôle d'hémoglobine et de l'entretien avec le médecin, le donneur, déclaré apte au don, passe dans la salle de prélèvements où il est pris en charge par le personnel infirmier. Celui-ci prélève quelques tubes échantillons sur lesquels seront effectués des analyses et des tests de dépistage. Il procède ensuite au prélèvement de sang lui-même (entre 400 et 450 ml).

:wave: Le temps du repos et de la collation
=> Après le don, le donneur reste sous l'oeil vigilant des infirmières. Une collation lui est offerte avant de quitter le lieu de collecte. Il convient de respecter un délai de 8 semaines entre chaque don de sang total.

:wave: Fidéliser les donneurs et conquérir de nouveaux candidats
=> Aujourd'hui, 38 millions de résidents français âgés de 18 à 65 ans sont aptes à donner leur sang. Pourtant, seul 1,6 million sont effectivement passés à l'acte en 2007. Manque de temps, craintes et idées reçues à propos du don et son déroulement, manque d'informations sur les lieux de collecte... les freins au don de sang restent trop nombreux alors que les enjeux de santé publique sont majeurs.

:wave: 52 % des Français ont un jour donné leur sang, mais peu d'entre eux renouvellent chaque année ce geste citoyen. Convaincre de nouveaux donneurs de passer à l'acte et fidéliser ceux qui sont déjà venus pour qu'ils donnent une fois de plus dans l'année, tels sont les enjeux majeurs que l'EFS doit relever dans les années à venir pour assurer l'autosuffisance en produits sanguins sur tout le territoire. Il est plus que jamais nécessaire de mobiliser 200 000 donneurs supplémentaires pour faire face aux besoins, soit 800 donneurs de plus chaque jour pour atteindre un total d'environ 8800 dons quotidiens.

:wave: Conscient de l'urgence, l'Etablissement Français du Sang entend favoriser tous les leviers permettant d'améliorer le volume des dons, comme par exemple l'implantation de "maisons du don" en centre ville, donc plus accessibles les sites de collecte existant étant généralement cantonnés aux hôpitaux, dont la plupart sont en périphérie, la multiplication des collectes au sein des entreprises ou la révision de certaines contre-indications au don, actuellement à l'étude.

:wave: Un nouveau test pour les donneurs de sang

:wave: Depuis le 15 mai 2008 et conformément à la nouvelle réglementation européenne, le contrôle du taux d'hémoglobine est mis en place lors de chaque don de sang. L'objectif est d'éviter de prélever des donneurs anémiés. A l'heure où la demande en produits sanguins ne cesse d'augmenter alors que le nombre de donneurs reste stable (4 % des Français), cette nouvelle mesure va avoir d'importantes conséquences sur l'organisation de l'activité transfusionnelle en France.

:wave: Selon l'OMS, 600 à 800 millions de personnes à travers le monde sont touchées par l'anémie, qui se caractérise par une diminution du taux d'hémoglobine dans le sang. Le plus souvent liée à une carence en fer, elle entraîne notamment une baisse d'énergie et une fatigue importante. C'est pour améliorer la protection du donneur et l'accompagner de façon plus personnalisée qu'une directive européenne impose désormais un dosage du taux d'hémoglobine lors de chaque don afin d'anticiper l'apparition d'une anémie contre-indiquée chez le candidat. Cette mesure* concernera notamment ceux n'ayant encore jamais donné leur sang, les donneurs qui n'ont pas donné depuis 2 ans et les donneurs dont le taux d'hémoglobine relevé au dernier don s'avère être à la limite des seuils requis.

:wave: L'Etablissement Français du sang craint que cette nouvelle mesure ait pour conséquence l'ajournement de 2 à 8% des donneurs. Face à cette éviction "mécanique", l'objectif est de mobiliser 200 000 donneurs supplémentaires, soit 800 donneurs de plus chaque jour.

:wave: Luc Blanchot

* Réalisé à l'aide d'un photomètre portatif par du personnel qualifié, le test se pratique sur les sites de collecte et ne dure que quelques minutes. Lors des résultats, les donneurs dont la mesure du taux d'hémoglobine n'atteint pas le seuil fixé (12g/dl pour les femmes et 13g/dl pour les hommes) sont temporairement écartés du don (durée minimale de 6 mois). Ils sont par ailleurs encouragés à consulter leur médecin traitant afin d'identifier la cause de l'anémie et d'instaurer un traitement adapté.

:wave: Source : Dossier de presse Journée mondiale du don de sang - juin 2008

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Lundi 15 juin 2009

 :wave: Mercredi 03 juin 2009

:wave: Deux universités canadiennes, après avoir étudié les habitudes de consommation d'alcool de 11 000 Canadiens, soulignent l'importance de l'évaluation de la fréquence d'absorption de ces boissons pour connaître le risque d'alcoolisation excessive. Les résultats montrent en particulier qu'une consommation régulière, même modérée, démultiplie les risques d'abus.

:wave: Cette étude canadienne, d'une ampleur inédite, a porté sur les habitudes de prise d'alcool depuis 1 an de 11 000 personnes âgées de 18 à 76 ans. L'analyse statistique des résultats devait permettre une évaluation fine des risques en fonction de la quantité et de la régularité de la consommation.

:crazy: L'objectif :?:
=> Confronter les messages récurrents dans les medias sur les bénéfices d'une consommation régulière à la réalité, d'autant que ces messages varient selon les recommandations sanitaires des pays : si une consommation "modérée" correspond à une prise d'alcool par semaine au Danemark, en Finlande, en Irlande ou en Afrique du Sud, elle est définie par un verre par jour en France, Australie, Autriche, Hollande, Portugal ou encore Japon. D'autres pays sont entre les 2, comme le Canada ou les Etats-Unis.

:wave: Les résultats sont troublants, du moins pour les défenseurs de la consommation modérée et régulière. En effet les hommes de 18 à 24 ans qui déclarent boire 5 à 7 fois par semaine ont 7 fois plus de risque d'avoir une surconsommation par semaine. Cette surconsommation, définie par 5 verres ou plus en une seule occasion, est encore appelée "binge drinking" et peut mener à la dépendance et ses complications. Ce risque est encore multiplié par 4 chez les hommes de plus de 25 ans buvant aussi fréquemment, et par 3,7 au-dessus de 50. Chez les femmes buvant à la même fréquence, le risque est multiplié par 3 entre 18 et 25 ans, par 2 au-delà.

:wave: Même si la consommation est limitée à 3 ou 4 fois par semaine, le risque d'alcoolisation aiguë hebdomadaire est encore multiplié par 4,5 chez les hommes de 18 à 25 ans et par 2 chez les femmes du même âge. Cela pourrait s'expliquer par le fait qu'une consommation régulière élève le seuil de tolérance, entraînant des excès lors d'une sortie, d'un diner entre amis ou d'une fête.

:wave: A l'inverse, les personnes qui ne boivent pas régulièrement en semaine (quelques fois par mois) ont nettement moins de risque d'alcoolisation aiguë, quel que soit leur âge ou leur sexe.

:wave: Alors certes il semblerait qu'il y ait un bénéfice en termes de prévention cardio-vasculaire à une consommation modérée quotidienne de vin, mais ces résultats devraient, selon les auteurs, influer sur les recommandations nationales.

:wave: En effet on pourrait imaginer que cette recommandation de consommation modérée quotidienne ne soit effective qu'à partir d'un certain âge (qui serait déterminé par d'autres études) et considérer que l'alcool ne doit être consommé qu'occasionnellement et non régulièrement, avant 40 ans par exemple. D'autant qu'en février l'Institut National du Cancer affirmait que l'alcool consommé quotidiennement, même à faible dose, augmentait "le risque de plusieurs cancers : bouche, pharynx, larynx, oesophage, colon-rectum, sein et foie" (voir notre article en lien ci-dessous).

:wave: Mais comme le souligne Andrée Demers, co-auteur de l'étude, l'alcool fait partie du mode de vie. Elle ajoute que "ce qu'il faut dire, c'est que les gens qui intègrent l'alcool à leur mode de vie ont plus de chance de s'intoxiquer, au moins une fois par mois". Un appel supplémentaire à la vigilance en somme.

:wave: Sources : "The importance of drinking frequency in evaluating individuals' drinking patterns: implications for the development of national drinking guidelines.", Paradis C, Demers A et coll., Addiction 11 mai 2009 ; Le Journal de Montréal, 29 mai 2009

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Vendredi 5 juin 2009

 

:wave: Mercredi 03 juin 2009

:wave: Deux universités canadiennes, après avoir étudié les habitudes de consommation d'alcool de 11 000 Canadiens, soulignent l'importance de l'évaluation de la fréquence d'absorption de ces boissons pour connaître le risque d'alcoolisation excessive. Les résultats montrent en particulier qu'une consommation régulière, même modérée, démultiplie les risques d'abus.

:wave: Cette étude canadienne, d'une ampleur inédite, a porté sur les habitudes de prise d'alcool depuis 1 an de 11 000 personnes âgées de 18 à 76 ans. L'analyse statistique des résultats devait permettre une évaluation fine des risques en fonction de la quantité et de la régularité de la consommation.

:crazy: L'objectif :?:
=> Confronter les messages récurrents dans les medias sur les bénéfices d'une consommation régulière à la réalité, d'autant que ces messages varient selon les recommandations sanitaires des pays : si une consommation "modérée" correspond à une prise d'alcool par semaine au Danemark, en Finlande, en Irlande ou en Afrique du Sud, elle est définie par un verre par jour en France, Australie, Autriche, Hollande, Portugal ou encore Japon. D'autres pays sont entre les 2, comme le Canada ou les Etats-Unis.

:wave: Les résultats sont troublants, du moins pour les défenseurs de la consommation modérée et régulière. En effet les hommes de 18 à 24 ans qui déclarent boire 5 à 7 fois par semaine ont 7 fois plus de risque d'avoir une surconsommation par semaine. Cette surconsommation, définie par 5 verres ou plus en une seule occasion, est encore appelée "binge drinking" et peut mener à la dépendance et ses complications. Ce risque est encore multiplié par 4 chez les hommes de plus de 25 ans buvant aussi fréquemment, et par 3,7 au-dessus de 50. Chez les femmes buvant à la même fréquence, le risque est multiplié par 3 entre 18 et 25 ans, par 2 au-delà.

:wave: Même si la consommation est limitée à 3 ou 4 fois par semaine, le risque d'alcoolisation aiguë hebdomadaire est encore multiplié par 4,5 chez les hommes de 18 à 25 ans et par 2 chez les femmes du même âge. Cela pourrait s'expliquer par le fait qu'une consommation régulière élève le seuil de tolérance, entraînant des excès lors d'une sortie, d'un diner entre amis ou d'une fête.

:wave: A l'inverse, les personnes qui ne boivent pas régulièrement en semaine (quelques fois par mois) ont nettement moins de risque d'alcoolisation aiguë, quel que soit leur âge ou leur sexe.

:wave: Alors certes il semblerait qu'il y ait un bénéfice en termes de prévention cardio-vasculaire à une consommation modérée quotidienne de vin, mais ces résultats devraient, selon les auteurs, influer sur les recommandations nationales.

:wave: En effet on pourrait imaginer que cette recommandation de consommation modérée quotidienne ne soit effective qu'à partir d'un certain âge (qui serait déterminé par d'autres études) et considérer que l'alcool ne doit être consommé qu'occasionnellement et non régulièrement, avant 40 ans par exemple. D'autant qu'en février l'Institut National du Cancer affirmait que l'alcool consommé quotidiennement, même à faible dose, augmentait "le risque de plusieurs cancers : bouche, pharynx, larynx, oesophage, colon-rectum, sein et foie" (voir notre article en lien ci-dessous).

:wave: Mais comme le souligne Andrée Demers, co-auteur de l'étude, l'alcool fait partie du mode de vie. Elle ajoute que "ce qu'il faut dire, c'est que les gens qui intègrent l'alcool à leur mode de vie ont plus de chance de s'intoxiquer, au moins une fois par mois". Un appel supplémentaire à la vigilance en somme.

:wave: Sources : "The importance of drinking frequency in evaluating individuals' drinking patterns: implications for the development of national drinking guidelines.", Paradis C, Demers A et coll., Addiction 11 mai 2009 ; Le Journal de Montréal, 29 mai 2009

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Vendredi 5 juin 2009

  

:wave: Mardi 19 mai 2009

:wave: Plusieurs associations et personnalités, de droite comme de gauche, interpellent Nicolas Sarkozy dans une lettre ouverte sur l'importance du maintien de l'interdiction de publicité d'alcool sur internet, interdiction remise en cause dans le texte de loi sur la santé en cours de discussion au Sénat.

:wave: Ce sont 8 députés PS et UMP, cancérologues et médecins (Philippe BATEL, Yves BUR, Claude EVIN, Claude GOT, Jean-Marie LE GUEN, Roger NORDMANN, Anne-Marie PAYET, Maurice TUBIANA) et 14 associations (dont la Mutuelle des étudiants, Ligue contre la violence routière, Ligue nationale contre le cancer, Société française de santé publique, Union nationale des associations familiales, Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie, etc.) qui demandent solennellement au Président de la République, ses ministres et aux parlementaires le maintien de l'interdiction de la publicité sur Internet. Ils affirment dans une lettre ouverte que c'est "un risque majeur que d'ouvrir la publicité pour l'alcool à ce média surpuissant et incontournable pour les jeunes qu'est internet".

:wave: Cette lettre ouverte répond donc au vote en mars dernier à l'Assemblée Nationale du projet de loi "Hôpitaux, patients, santé et territoires", texte actuellement examiné au Sénat en procédure d'urgence et comportant la levée de cette interdiction. Cela peut en effet paraître aberrant alors que dans ce même texte l'interdiction de vente d'alcool (et de tabac) aux moins de 18 ans a été décidée. Certes les sites "destinés à la jeunesse" ainsi que ceux consacrés au sport et à l'activité physique ont été exclus de cette autorisation, mais, comme le rappellent les signataires, il "n'existe pas de barrières sur internet et les jeunes, virtuoses du surf sur la toile, s'affranchissent largement des sites qui leur sont prétendument dédiés".

:wave: "Accroître sur Internet les possibilités de promotion de l'alcool à une époque où l'alcoolisation et l'ivresse explosent chez les jeunes est un risque de société majeur" affirment aussi les auteurs, qui s'expriment "chacun dans leur singularité d'acteur du mouvement social exposé aux ravages de l'alcool". Ils soulignent enfin le bon sens des citoyens : selon l'étude IFOP/ Anpaa /Ligue nationale contre le cancer, "8 Français sur 10 sont opposés à la publicité pour l'alcool sur internet".

:wave: Ils demandent donc à Nicolas Sarkozy et au gouvernement de "promouvoir la santé", "un choix de société qui engagera la responsabilité des pouvoirs publics (...) pour de nombreuses années". Cette lettre ouverte demande également d'interdire complètement et non partiellement la vente d'alcool dans les stations-services.

:crazy: Cet appel sera-t-il entendu par les sénateurs et la Ministre de la Santé :?:

:wave:Source : Dossier de Presse "Mobilisation face à un risque sanitaire et social majeur", 19 mai 2009

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